Souvent, les personnes qui souffrent du syndrome du canal carpien consultent un médecin. L'évaluation du syndrome du canal carpien comprend notamment une recherche des facteurs de risque professionnels. L'évaluation commence par l'analyse du travail et nécessite une description détaillée de toutes les activités d'une journée de travail normale. On prend aussi en compte la fréquence, l'intensité, la durée et la régularité de chacune des opérations exécutées durant le travail. Le diagnostic du syndrome du canal carpien est confirmé par des tests destinés à mettre en évidence les lésions du nerf médian.

Quelle est la main la plus sollicitée par les activités de travail?
Un fait accidentel est-il à l'origine de la douleur?
Questions sur les activités professionnelles antérieures: Travail effectué, durée en mois et facteurs sollicitant la main ou le membre supérieur?
Questions sur les activités sollicitant la main ou le poignet: Fréquence des mouvements et force exigée pour effectuer des mouvements de flexion, d'extension ou de rotation des poignets, des mouvements répétés de frappe digitale, appliquer des pressions avec les doigts ou la paume de la main, manipuler de petits objets, manipuler, tirer ou pousser des objets lourds, utiliser des outils vibrants ou à percussion, autres activités à faire préciser?
Questions sur les co-facteurs qui augmentent la charge musculo-squelettique: Port de gants de travail, exposition au froid et membre supérieur en abduction ou en flexion à plus de 60 degrés?
Questions sur les facteurs organisationnels du travail: Au cours de son travail, la personne doit-elle alimenter une machine-outil à un rythme régulier; travaille-t-elle avec des contraintes de temps ou de production; doit-elle faire preuve de beaucoup d'attention; perçoit-elle son travail comme monotone; peut-elle modifier son rythme de travail; effectue-t-elle des rotations à d'autres postes; y a-t-il d'autres facteurs organisationnels qui peuvent avoir contribués au problème? si oui, lesquels?
Questions sur les activités sportives ou domestiques impliquant la main ou le poignet: Genre d,activités, nombre d'heures par semaine et autres ?
Le syndrome du tunnel carpien devrait être diagnostiqué et traité rapidement puisqu’il peut être potentiellement irréversible si le nerf médian est comprimé trop longtemps. Un examen physique des mains, des bras, des épaules et du cou peut aider à déterminer si vos symptômes sont liés à vos activités quotidiennes ou à un trouble sous-jacent.
Il est important avant de procéder à l’examen physique de faire une bonne histoire médicale et de documenter les différentes activités professionnelles, sportives, récréatives ou domestiques qui auraient pu contribuer à l’apparition de ce syndrome.
Les symptômes sont surtout sensitifs (paresthésies) touchant les trois premiers doigts de la main, mais peuvent aussi avoir une composante motrice. Ils sont dus à la compression du nerf médian au niveau du canal carpien. Des irradiations douloureuses touchant soit les autres doigts de la main soit l'avant-bras peuvent aussi accompagner ces symptômes. Le patient peut exprimer les symptômes suivants :
L'examen physique doit inclure en plus du poignet et de la main, tout le membre supérieur et la région cervicale. L'examen doit comprendre: l'observation et la palpation, des tests de provocation, l’évaluation de sensibilité et de la force musculaire. Elle pourra être complétée par des études électrodiagnostiques.
Le membre supérieur: observer s'il y a des déformations, des signes d'anciennes fractures, des tumeurs, de l'arthrose; examiner les régions antalgiques; comparer les deux membres
Votre docteur en chiropratique peut également faire d'autres tests orthopédiques spécifiques pour tenter de reproduire les symptômes du syndrome du canal carpien. L'un de ces tests s'appelle le signe de Tinel et consiste à taper légèrement du doigt sur la face dorsale de votre poignet pour voir s'il y a fourmillements ou douleurs dans la main. Le test de Phalen est également utile. Il s'agit de mettre votre poignet en flexion maximale et de le maintenir dans cette position pendant quelque temps. Cette manœuvre peut produire des fourmillements ou de l'engourdissement dans les doigts.
Il existe deux tests de provocation du canal carpien:
Il existe deux catégories de tests pour évaluer la sensibilité:
les tests de densité d'innervation comme;
et les tests de perception du seuil sensitif comme;
On doit tester la force des structures suivantes:

Les tests de laboratoire et la radiographie peuvent révéler la présence de diabète, arthrite, fractures, et d'autres causes qui pourraient provoquer de la douleur aux poignets et dans les mains.
En général, les radiographies ne révèlent rien d'anormal, à moins qu'il n'y ait une modification évidente de la structure osseuse due à d'anciennes fractures ou à des lésions arthritiques. Les analyses de sang sont, elles aussi, normales, sauf en présence de maladies susceptibles de contribuer au problème, comme la polyarthrite rhumatoïde.
La radiographie des poignets et des mains n'est pas toujours indispensable. Elle permet de dépister un rétrécissement du canal d'origine osseuse post-traumatique. Par contre, Des radiographies du rachis cervical sont parfois demandées pour éliminer une compression en amont ou associée à la compression au poignet.
Ce test est habituellement pratiqué dans un service spécialisé. Parfois, des examens électrodiagnostics, comme la vitesse de conduction nerveuse, sont utilisés pour aider à confirmer le diagnostic. On place des électrodes sur l'avant-bras et on fait passer un courant électrique : on peut ainsi établir à quelle vitesse et dans quelle mesure le nerf médian transmet les messages nerveux aux muscles, ce qui permet de déterminer si le nerf a été endommagé. Le syndrome du tunnel carpien va ralentir la vitesse de ces impulsions nerveuses et pointez votre médecin ou votre chiropraticien à ce diagnostic. Donc, les tests de conduction nerveuse ou une électromyographie (EMG) aident à déterminer si les nerfs et les muscles de votre bras et de votre main présentent les signes typiques du syndrome du canal carpien.
Les études électrodiagnostiques est un adjuvant essentiel à l'examen. Elle permet de confirmer la présence du syndrome et d'estimer la sévérité des dommages sensitifs et moteurs.
Dans les formes plus complexes, on peut utiliser l'imagerie par résonance magnétique en cas, notamment, d'échec d'une intervention chirurgicale ou de formes atypiques (formes à l'effort ou compression extrinsèque). L’imagerie par résonance magnétique (IRM) du poignet trouve des indications dans les récidives : Elle permet d’apprécier l’aspect de ligament annulaire antérieur et le contenu du canal carpien.
Une échographie peut confirmer l'inflammation tendineuse avec un tendon épaissi et une lame liquidienne englobant les tendons.
Le bilan biologique ne montre rien de particulier. Il faut rechercher systématiquement un diabète, facteur favorisant fréquent.
Devant des troubles sensitifs de la main pouvant s'apparenter à un syndrome du canal carpien, il est important de faire un diagnostic différentiel.
Le syndrome du tunnel carpien est souvent difficile à diagnostiquer. 25% des patients avec troubles nerveux posent un problème de diagnostic différentiel (faux positifs) avec d'autres maladies comme le phénomène de Raynaud aussi.
Il est difficile de déterminer si la cause principale est due à un problème professionnel ou médical, car nombreuses conditions, y compris obésité et d’autres maladies peuvent y contribuer.
Un diagnostic positif est suggéré par l'histoire professionnelle, confirmé par la présentation de symptômes appropriés, par des examens physiques (l'épreuve de Phalen, signe de Tinel) et confirmé par électromyogramme ou par les défauts de la conduction du nerf médian, sans oublier la radiographie de la colonne cervicale.
Les plus courants sont les atteintes des racines nerveuses C6-C7, le syndrome de la traversée thoracobrachiale et les neuropathies périphériques; syndrome du rond pronateur (La compression du nerf médian au coude) ou syndrome du nerf interosseux antérieur.